« Le 18 juin nous invite à la lucidité, au caractère et à la grandeur »
À Cannes, devant la Croix de Lorraine de la Roseraie, David Lisnard a présidé la cérémonie commémorant le 86ᵉ anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940. Aux côtés des associations patriotiques, des autorités civiles et militaires, des porte-drapeaux et de nombreux jeunes élèves venus participer à ce moment de mémoire, il a rappelé l’actualité profonde du message porté par le général de Gaulle.

Pour le maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie, l’Appel du 18 juin n’est pas seulement une date historique. Il constitue une leçon politique, morale et civique dont la France a aujourd’hui plus que jamais besoin.
« Nous revenons chaque année parce que le 18 juin 1940 contient la formule secrète du salut français », a-t-il déclaré en ouverture de son discours.
David Lisnard a rappelé les circonstances exceptionnelles dans lesquelles Charles de Gaulle prit la parole depuis Londres. Général peu connu, isolé, sans véritable légitimité institutionnelle, il refuse pourtant la capitulation et choisit la résistance. Alors que presque personne n’entend son message ce soir-là, il engage ce qui deviendra l’un des plus grands sursauts de l’histoire nationale.
Pour David Lisnard, cette séquence historique démontre une constante française : les moments de redressement naissent souvent de la détermination d’une minorité capable de refuser le fatalisme.
Évoquant Jeanne d’Arc, Valmy, le pont d’Arcole, Bir Hakeim ou encore la France Libre, il a souligné que les grandes victoires françaises procèdent toujours de la même logique : quelques femmes et hommes de caractère qui refusent de céder lorsque tout semble perdu.
Cette leçon s’adresse directement à notre époque. David Lisnard a dénoncé ce qu’il appelle la « savante lâcheté », cette tendance des élites à justifier l’impuissance par des contraintes présentées comme inéluctables. Il a critiqué une technocratie qui multiplie les normes sans résoudre les problèmes, un conformisme intellectuel qui décourage le débat d’idées et une classe dirigeante qui accompagne le déclin au lieu de le combattre.
Face à ces renoncements, il a appelé à renouer avec l’esprit du 18 juin : celui de la lucidité face au réel, du courage dans l’action et de la confiance dans la capacité de la France à se redresser.
« Le sursaut ne viendra pas de nos dirigeants actuels. Il ne viendra pas non plus d’un homme providentiel. Il viendra d’un sursaut civique, d’une multitude de fidélités individuelles, d’engagements opposés chaque jour à la facilité, à la lâcheté et au conformisme », a-t-il affirmé.
Dans un passage particulièrement applaudi, David Lisnard a rappelé les trois vertus qui, selon lui, résument l’héritage gaullien et doivent inspirer l’engagement public : la lucidité, le caractère et la grandeur. Trois exigences qui permettent à une nation de dépasser ses peurs, de retrouver confiance en elle-même et de reprendre en main son destin.
En concluant cette cérémonie, il a invité chacun à s’interroger sur sa propre part de responsabilité dans le redressement national. Car l’esprit du 18 juin n’appartient pas seulement à l’histoire : il demeure une invitation à l’engagement, à la résistance face au renoncement et à la fidélité envers ce qui mérite d’être défendu.
« La France vaut davantage que son moment de faiblesse », a rappelé David Lisnard. Un message d’espérance et de responsabilité qui résonne aujourd’hui avec une force particulière.