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Nouvelle Énergie pour la France

«Je veux faire entendre la voix du terrain et du bon sens»

Invité politique de Jean-François Achilli sur Sud Radio, David Lisnard est revenu sur les grandes préoccupations des Français : l’insécurité, l’effondrement de l’autorité, les dysfonctionnements de la justice, la dette publique et la nécessité d’engager enfin une réforme profonde de l’État. À moins d’un an de l’accélération de la campagne présidentielle, le président de Nouvelle Énergie a également réaffirmé la singularité du projet qu’il porte pour la France.

Par Gregor SauvagerePartager l’article
«Je veux faire entendre la voix du terrain et du bon sens»

Refuser la résignation face à l’insécurité

Interrogé sur les risques de violences à l’occasion de la Coupe du monde de football et après les débordements observés lors de récents événements sportifs, David Lisnard a rappelé que les maires sont confrontés quotidiennement à une dégradation de l’ordre public.

Pour lui, ces phénomènes dépassent largement le cadre du football.

« Chaque prétexte est bon pour attirer ces voyous qui nous polluent la vie. »

Le maire de Cannes dénonce une perte progressive de l’autorité dans tous les domaines de la société, de l’espace public jusqu’à l’école. Face à cette réalité, il refuse tout fatalisme et plaide pour le rétablissement de la responsabilité individuelle.

« Ce n’est pas à la société et aux autres de payer pour ceux qui n’assument pas leurs responsabilités. »

L’affaire Eliana, révélatrice de l’impuissance publique

Revenant sur le meurtre de la jeune Eliana et sur les dysfonctionnements révélés par cette affaire, David Lisnard a exprimé sa lassitude face à la répétition des mêmes constats après chaque drame.

Il a rappelé les précédentes affaires qui ont profondément marqué l’opinion publique, de Lola à Elias en passant par Mathis.

« Tout ça, je n’en peux plus. »

Selon lui, les responsables politiques se contentent trop souvent de déclarations d’émotion sans s’attaquer aux causes profondes des dysfonctionnements.

« Je préfère qu’on se taise, qu’on respecte le deuil des familles et qu’à un moment donné, on prenne nos responsabilités. »

Pour le président de Nouvelle Énergie, ces affaires révèlent avant tout une crise générale de l’État, incapable d’exécuter efficacement ses missions essentielles.

La réforme de l’État : la mère des batailles

David Lisnard a défendu ce qu’il considère comme le cœur de son projet politique : la réforme de l’État.

Selon lui, la France souffre moins d’un manque de moyens que d’une mauvaise organisation de la puissance publique.

« Les magistrats sont bouffés par les procédures. »

Alors que la dépense publique atteint des niveaux records, les résultats se dégradent dans de nombreux secteurs : justice, sécurité, santé ou encore éducation.

« La mère des batailles qui n’a jamais été menée, c’est la réforme de l’État. »

Pour retrouver de la performance publique, il plaide pour une simplification massive des procédures, une responsabilisation des acteurs publics et un recentrage de l’État sur ses missions fondamentales.

Dette publique et impuissance nationale

Au cours de l’entretien, David Lisnard a également alerté sur les conséquences de l’endettement du pays.

« Cette année, les Français vont payer 70 milliards d’euros d’intérêts de la dette. »

Une somme qui représente, selon lui, plusieurs fois le budget de la Justice et qui prive progressivement l’État de ses capacités d’action.

Cette situation explique en partie les difficultés rencontrées pour construire les places de prison nécessaires, renforcer la justice ou améliorer la sécurité du quotidien.

Face à ce constat, il appelle à mettre fin à la fuite en avant budgétaire et à engager les réformes structurelles repoussées depuis trop longtemps.

Une rupture avec quarante ans de social-étatisme

Interrogé sur la présidentielle de 2027 et sur son récent débat avec Édouard Philippe, David Lisnard a réaffirmé ce qui constitue à ses yeux la spécificité de sa démarche.

« Ce que je propose est une rupture avec quarante ans de social-étatisme. »

Selon lui, le même réflexe politique domine depuis des décennies : répondre à chaque problème par davantage de dépenses publiques, davantage de réglementation et davantage de bureaucratie.

À l’inverse, il souhaite promouvoir une autre voie.

« J’essaie d’apporter une autre voie : une voie du terrain, une voie de l’expérience, une voie de la pratique. »

Une voie fondée sur l’action concrète, l’expérience des élus locaux et le refus des solutions théoriques déconnectées des réalités du pays.

Liberté, autorité et ambition

David Lisnard a enfin résumé les trois grands piliers du projet porté par Nouvelle Énergie.

Le premier est la liberté économique : réduire les dépenses improductives, alléger les prélèvements et mieux rémunérer le travail.

« Dépenser moins pour cotiser moins, pour gagner plus. »

Le deuxième est le retour de l’autorité, à travers le rétablissement de l’ordre sécuritaire et migratoire.

Le troisième est l’ambition nationale, avec la volonté de faire de la France une puissance éducative, culturelle et scientifique.

« Cette ambition économique par la liberté. Cette ambition sécuritaire par l’autorité. Cette ambition d’unité par la culture, l’instruction publique et la science. »

Une vision que David Lisnard entend porter dans le débat public pour offrir aux Français une alternative fondée sur le réalisme, la responsabilité et l’espérance.

« Je veux faire entendre la voix du terrain et du bon sens. »