David Lisnard, le « challenger »
Dans un portrait publié par Le Figaro, David Lisnard apparaît comme un « challenger » déterminé à s’imposer dans la course présidentielle. L’article revient sur le déploiement de Nouvelle Énergie, sa critique du déclin français en matière économique, sécuritaire et éducative, sa volonté de porter une alternative libérale face aux partis traditionnels et aux extrêmes, ainsi que sur sa stratégie de campagne fondée sur le redressement du pays, l’attractivité économique et l’avenir de la jeunesse française.

À Cannes, David Lisnard a choisi de partir sous les couleurs de son propre mouvement. « Il est plus challenger qu’outsider ! », prévient un proche quand le président de Nouvelle Énergie s’applique à déployer méthodiquement ses troupes dans plusieurs départements de France mais aussi via ses relais à l’étranger, de Londres (10 juin) à Hongkong (26 mai). « Il est temps de mettre le meilleur dans la lumière ! La liberté, c’est maintenant. Go David ! » s’enthousiasme Caroline Doucerain, maire des Loges-en-Josas dans les Yvelines, chargée du développement des antennes locales du parti. Parmi les soutiens du président des maires de France, certains aimeraient bien que le succès d’estime se transforme en dynamique.
En attendant, le candidat trace sa route patiemment. « Je regarde surtout l’état de la France. Tout ce qui se passe confirme les constats et l’intérêt des propositions que je porte pour sauver le pays », confie David Lisnard. Pour lui, le seul enjeu réside dans l’urgence de rendre à la France sa capacité de « rayonnement », de « prospérité » et de « sécurité » sachant que la situation actuelle ne pourra être que pire encore dans un an. « Des émeutes urbaines à la montée du chômage, nous sommes les cancres de l’Europe, que ce soit en finances publiques, croissance, éducation et emploi. C’est pourquoi la victoire électorale ne pourra passer que par un projet puissant et une personnalité nouvelle », soutient l’élu cannois. D’ailleurs, pour David Lisnard, si les noms Edouard Philippe et Gabriel Attal apparaissent aujourd’hui en position favorable dans les sondages c’est précisément parce qu’ils appartiennent au « passé » et sont les indicateurs d’un système évanoui voué à disparaître. «C’est la notion astronomique du passé cosmique : la lumière arrive encore mais elle est celle d’étoiles déjà mortes ». Il se dit effaré par les derniers discours du ministère de l’Intérieur. « Depuis la RDA, on ne nous avait plus dit que le bilan était globalement positif ! C’était un an avant l’effondrement du mur de Berlin », ironise-t-il. Le libéral perçoit aussi l’évènement économique « Choose France » de Versailles comme le paravent du dépeçage des entreprises françaises. « On s’enorgueillit de faire venir le tiers-monde où l’on construit des data centers qui ne sont que les entrepôts du XXIe siècle ! ».
Il annoncera prochainement le nom de son directeur de campagne au profil de « grand organisateur » ainsi qu’une séquence « ralliements » de personnalités, prévue pour être une « démonstration de force ». Le campus du dernier week-end d’août réunira plusieurs groupes de travail. Après trois premiers livrets dédiés à la santé, la bureaucratie et l’agriculture, le candidat prolongera cette production par des volets d’explication sur la manière de mettre en œuvre le « redressement ». « Ça va bien dépoter », promet celui qui veut mettre aussi les projecteurs sur une jeunesse française qui a envie de ne pas être obligée de parti à l’étranger. « Moi, conclut David Lisnard sur un ton combatif, je vais proposer la seule alternative puissante qui sera ni ceux qui se sont fourvoyés au pouvoir depuis des décennies, ni les extrêmes qui ne jouent que sur la démagogie et l’émotion ».