David Lisnard au Campus « Laissez-nous faire » : « Le futur se construira par la liberté, pas par la nostalgie »
Le 21 juillet, David Lisnard participait à Aix-en-Provence au Campus « Laissez-nous faire », organisé par Alain Madelin. Ce rendez-vous estival a réuni entrepreneurs, intellectuels, élus et acteurs du terrain autour d’une conviction commune : la France retrouvera le chemin de la prospérité en faisant confiance à celles et ceux qui créent, entreprennent et innovent.

Invité par Alain Madelin et Hervé Novelli à prendre la parole en clôture de cette journée, David Lisnard a livré une intervention tournée vers l’avenir, appelant à rompre avec les recettes du passé pour redonner aux Français la liberté d’agir.
« Le futur m’intéresse »
« Le futur m’intéresse, car c’est là que j’ai l’intention de passer les prochaines années. »
En reprenant cette formule de Woody Allen, David Lisnard a donné le ton de son intervention. Son engagement politique, a-t-il expliqué, est guidé par une ambition simple : permettre aux générations futures de vivre, d’entreprendre et de réussir en France.
« Je voudrais que nos enfants puissent se projeter en France, avoir une espérance française, une espérance de prospérité. »
À ses yeux, le principal défaut du débat politique actuel est de regarder en permanence dans le rétroviseur.
« Ce qui me frappe le plus, c’est que la classe politique joue sur la nostalgie d’un passé qui a pu être glorieux mais qui ne reviendra plus. »
« L’État-providence est mort. Vive l’État-performance. »
Pour David Lisnard, le modèle français doit être profondément repensé.
« L’État-providence est mort. Vive l’État-performance. »
Il rappelle que le modèle social construit au XXᵉ siècle reposait sur trois piliers aujourd’hui disparus : une forte croissance démographique, des gains de productivité importants et une immigration largement tournée vers le travail.
Dans ces conditions, continuer à accumuler les déficits revient à faire payer les générations futures.
« Nous sommes en train d’adresser la facture de nos lâchetés présentes à nos enfants et à nos petits-enfants. Il est inconcevable d’accepter chaque année des budgets en déficit en disant qu’ils se débrouilleront. »
À l’inverse, il appelle à bâtir un État recentré sur ses missions essentielles, efficace, numérisé et capable de produire des résultats.
Répondre aux défis du XXIᵉ siècle
David Lisnard identifie quatre grands défis auxquels la France doit répondre : l’écologie, la démographie, la révolution numérique et la démocratie.
Sur la transition écologique, il rejette les logiques de décroissance.
« Le défi écologique ne se réglera pas par la décroissance. Il nécessitera beaucoup d’investissements, beaucoup de recherche et beaucoup d’innovation. »
Il défend également le développement de la retraite par capitalisation afin de financer les investissements indispensables aux transformations de demain.
Sur le numérique, son constat est sans appel.
« Aujourd’hui, nous sommes la colonie numérique de la Chine et des États-Unis. »
Pour lui, la France doit retrouver une ambition industrielle et technologique.
« Il faut produire de l’intelligence artificielle avant de la réguler. »
Enfin, il appelle à démontrer que la démocratie libérale est non seulement plus juste, mais aussi plus efficace que les modèles autoritaires.
Libérer la créativité française
Pour David Lisnard, la première richesse du pays demeure son potentiel humain.
« Tous les Français qui partent à l’étranger sont de formidables entrepreneurs, de formidables chefs d’entreprise. Nous avons une créativité exceptionnelle. »
Encore faut-il cesser de l’étouffer.
« Ce qu’il faut faire aujourd’hui, c’est libérer cette créativité. »
Cela passe par une baisse des prélèvements sur le travail et le capital, une meilleure rémunération de l’investissement et une simplification profonde des normes.
« Investir doit rapporter. Travailler doit rapporter. »
Mettre fin à la bureaucratie préventive
David Lisnard a dénoncé une administration qui multiplie les procédures avant même que les projets ne puissent voir le jour.
« Vous avez aujourd’hui huit ou neuf guichets différents qui peuvent s’annuler les uns les autres. »
À ses yeux, l’État doit retrouver la philosophie de l’État de droit.
« Un État qui intervient a posteriori pour sanctionner les abus, mais qui ne pénalise plus a priori l’usage. »
Il a également mis en garde contre le risque d’utiliser les nouvelles technologies pour renforcer les lourdeurs administratives.
« Il ne faut pas artificialiser par l’intelligence la bureaucratie. Il faut revoir toute la matrice de production du droit. »
Une société augmentée par la liberté
En conclusion, David Lisnard a présenté la vision qu’il porte pour la France : celle d’une « société augmentée », où la liberté devient le moteur de la prospérité.
« Les salaires seront augmentés par le net, la production sera augmentée, l’école sera libérée, les chefs d’établissement seront libres, les enseignants seront libres et les parents seront libres. »
Cette société repose sur un principe fondamental.
« La liberté n’a jamais à se justifier. C’est l’absence de liberté qui doit toujours être justifiée. »
Pour David Lisnard, la France retrouvera sa place en libérant l’initiative, la propriété privée, la responsabilité et la création de richesse.
« La liberté est la condition de la création, la condition de la dignité humaine et la condition de la responsabilité qui crée l’efficacité. »
C’est cette vision d’une France plus libre, plus innovante et plus performante qu’il est venu défendre au Campus « Laissez-nous faire », avant de conclure son intervention par ces mots :
« C’est comme cela que nous donnerons une nouvelle énergie à la France. »
À l’issue de cette journée, David Lisnard a également échangé avec de nombreux acteurs engagés pour les libertés économiques et l’innovation, parmi lesquels le think tank Génération Libre, Brivaël Le Pogam, entrepreneur de la tech et de l’IA, Romain Dominati, Michael Migueres, Alexandre Jardin, Grégory Dorte, président du Conseil départemental de l’Yonne et porte-voix de Nouvelle Énergie, ainsi que de nombreux entrepreneurs et responsables associatifs présents à Aix-en-Provence.