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Nouvelle Énergie pour la France

Accueillir et protéger : l’engagement de Cannes contre les violences faites aux femmes

David Lisnard est revenu sur une mesure municipale mise en place il y a six ans et qui demeure, selon lui, l’une des plus grandes fiertés de son mandat : la réduction drastique des délais de prise en charge des femmes victimes de violences au sein de la Villa Baltz, le centre d’accueil municipal dédié.

Par Gregor SauvagerePartager l’article
Accueillir et protéger : l’engagement de Cannes contre les violences faites aux femmes

À l’époque, des procédures nationales imposaient un délai d’au moins 45 jours avant qu’une femme en danger puisse être accueillie dans cette structure pourtant pensée pour l’urgence. La municipalité a alors mené un travail minutieux de débureaucratisation et d’organisation afin de ramener ce délai à 72 heures maximum. Une réforme concrète, vitale, qui répond directement aux situations de grande détresse rencontrées par les victimes.

Dans ces contextes souvent dramatiques, le temps compte. « Le temps joue contre les femmes en extrême urgence », rappelle David Lisnard, qui exprime l’espoir que cette action ait permis de sauver des vies. C’est aussi, souligne-t-il, l’une des raisons essentielles qui poussent à s’engager dans la vie publique : agir là où cela change réellement le quotidien des personnes vulnérables.

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, l’Hôtel de Ville a été illuminé en orange. Comme chaque année, le maire se rendra à la Villa Baltz, pour rencontrer les femmes qui y sont hébergées, qu’elles soient seules ou accompagnées de leurs enfants, et qui se reconstruisent après avoir fui la violence.

Un rappel fort : la protection des femmes et la lutte contre les violences passent d’abord par des actions concrètes, efficaces et humaines.