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Nouvelle Énergie pour la France

À Saint-Raphaël, David Lisnard lance sa campagne pour «faire gagner la France qui fait»

Devant plus de 2000 personnes réunies au Palais des Congrès de Saint-Raphaël, vendredi 3 juillet 2026, David Lisnard a officiellement lancé sa campagne pour l’élection présidentielle. Dans un discours consacré au redressement de la France, le président de Nouvelle Énergie a appelé à une mobilisation civique du pays réel, à la rupture avec le social-étatisme et à l’avènement d’un État performant, recentré sur ses missions essentielles.

Par Gregor SauvagerePartager l’article
À Saint-Raphaël, David Lisnard lance sa campagne pour «faire gagner la France qui fait»

« Il n’y a pas une seconde à perdre. »

C’est par cette formule, répétée à plusieurs reprises, que David Lisnard a ouvert son grand meeting de lancement de campagne. Il a appelé les Français à se mobiliser sans attendre pour redresser le pays et construire une véritable alternative politique.

« Il n’y a pas une seconde à perdre pour aller gagner les élections. Il n’y a pas une seconde à perdre pour œuvrer au redressement de la France. Il n’y a pas une seconde à perdre pour faire gagner la France. »

Pour David Lisnard, le redressement ne pourra pas être conduit par ceux qui ont participé au déclin du pays, ni dans le cadre d’un système politique qu’il juge « périmé, foutu, cramé ».

Faire gagner « la France qui fait »

Face aux commerçants, artisans, indépendants, salariés, fonctionnaires, chefs d’entreprise, retraités, étudiants et élus locaux réunis à Saint-Raphaël, David Lisnard a placé le pays réel au cœur de son projet.

« La France ne gagnera pas avec une femme ou un homme providentiel. La femme providentielle, l’homme providentiel, c’est vous, c’est chacun d’entre vous. »

Il a appelé à réunir et mobiliser cette France discrète, concrète et laborieuse, qu’il rencontre lors de ses déplacements et qui assume chaque jour ses responsabilités sans être entendue dans le débat public.

« Ce que je veux faire, précisément, c’est, avec vous, faire gagner la France. Faire gagner la France qui fait. Cette France qui, elle, fera gagner la France. »

Il a évoqué ses déplacements récents dans l’Yonne, la Sarthe et le Calvados, au contact des agriculteurs, des entrepreneurs, des élus et des habitants confrontés à l’empilement des normes, à l’impuissance administrative et au déclassement du pays.

« Cette nation, notre belle nation française, concrète et discrète, pudique et digne, bouillonne intérieurement devant le gâchis constaté chaque jour. »

Refuser le fatalisme et le conformisme

David Lisnard a désigné le conformisme comme l’un des principaux obstacles au redressement de la France.

« Mon ennemi, c’est le conformisme. Le conformisme de dirigeants sans imagination, sans volonté. »

Il a également appelé à rompre avec le fatalisme de ceux qui considèrent que plus rien ne pourrait être changé.

« Refusons le fatalisme. N’acceptons pas ce que le système nous impose. Prenons les choses en main. Remettons notre pays dans le bon sens, à tous les sens du terme. Faisons entendre cette révolution du bon sens. »

Le président de Nouvelle Énergie a dénoncé le mépris d’une partie des élites administratives et politiques envers les élus locaux, les entrepreneurs et les Français qui travaillent.

« Les mairies sont les PME de la République. »

Il a rappelé que les maires étaient non pas « le dernier kilomètre », mais « le premier centimètre de l’action publique », directement confrontés aux difficultés quotidiennes et aux contradictions de l’État.

« L’État-providence est mort. Vive l’État-performance ! »

Le cœur du discours de Saint-Raphaël a porté sur la transformation de l’État. David Lisnard a décrit un modèle social conçu après-guerre, mais devenu selon lui financièrement insoutenable, inefficace et injuste.

Il a rappelé que le système reposait initialement sur trois piliers désormais affaiblis : une forte natalité, une croissance soutenue et une immigration maîtrisée et tournée vers le travail.

« On ne fait plus d’enfants. On ne fait plus de croissance. Et l’immigration est incontrôlée. »

David Lisnard a dénoncé un État qui prélève et dépense toujours davantage, tout en protégeant moins bien les Français.

« Dans le même mouvement, le social-étatisme parvient à surdépenser et à sous-équiper, à surtaxer et à sous-financer, à suradministrer et à sous-protéger. »

Il a opposé à ce modèle l’État-performance, recentré sur ses missions régaliennes et au service d’une société fondée sur la liberté, la responsabilité, le mérite et le travail.

« L’État-providence est mort. Vive l’État-performance ! »

« Un État au service d’une société où l’effort, le mérite et le travail sont récompensés. Une société où le propriétaire a plus de droits que le squatteur. Un État qui sert la société au lieu de vivre à ses dépens. »

Désarmer la bureaucratie pour réarmer l’État

David Lisnard a fait de la débureaucratisation et de la dérégulation la grande cause du prochain quinquennat.

Selon lui, la bureaucratie s’est progressivement interposée entre l’argent versé par les contribuables et les services publics qu’ils sont en droit d’attendre.

« Chaque problème a fait naître une aide. Chaque aide, un guichet. Chaque guichet, une règle. Chaque règle, un contrôleur. Chaque contrôleur, un contrôleur du contrôleur. »

Il a appelé à remettre davantage de policiers dans les rues, de soignants auprès des malades, de magistrats et de greffiers dans les tribunaux, de surveillants dans les prisons et d’enseignants devant les élèves.

« Si l’on veut moins de bureaucrates, il faut moins de bureaucratie. Et si l’on veut moins de bureaucratie, il faut déréguler. »

David Lisnard a annoncé vouloir passer à la broyeuse les règles inutiles et incompréhensibles, notamment dans les domaines des marchés publics, de la fiscalité, du droit du travail, de l’urbanisme ou encore du logement.

« Moins de règles et de meilleures règles. Des règles fortes, compréhensibles et respectées. »

Il a également proposé la création d’un droit permettant à chaque citoyen ou porteur de projet de contester une règle absurde. Lorsqu’une règle serait reconnue comme telle, elle ne ferait pas seulement l’objet d’une dérogation individuelle, mais serait supprimée pour tous.

Supprimer les structures inutiles et réduire la dépense publique

David Lisnard a dénoncé la multiplication des agences, opérateurs, comités et autorités administratives, qui emploieraient plus de 500 000 agents et représenteraient près de 100 milliards d’euros de dépenses.

« Nous supprimerons tout ce qui entrave sans protéger, tout ce qui complique sans servir. »

Il a notamment cité les nombreuses structures intervenant dans les secteurs de la santé, du logement, de l’environnement et de l’aménagement.

Le candidat a réaffirmé son objectif de réaliser 80 milliards d’euros d’économies dès la première année, puis 200 milliards d’euros par an à la fin du quinquennat.

« À chaque euro dépensé, une seule règle : est-il utile, efficace et relève-t-il vraiment de l’État ? »

Cette baisse de la dépense doit permettre de réduire les prélèvements obligatoires, de mieux rémunérer les agents publics exerçant des missions essentielles, de moderniser l’État et de rétablir progressivement l’équilibre budgétaire.

« Cotiser moins pour gagner plus »

David Lisnard a rappelé que près de 47 % du coût total d’un salarié était absorbé par les prélèvements obligatoires, contre environ 35 % en moyenne en Europe.

« Sur 100 euros dépensés par l’employeur, seulement 53 euros arrivent dans la poche du salarié avant impôt. »

Il a proposé une réduction importante des cotisations patronales et salariales afin d’augmenter directement les salaires nets.

« Cotiser moins pour gagner plus. »

Pour un salarié percevant environ 2 000 euros nets par mois, cette réforme pourrait représenter plus de 200 euros nets supplémentaires dans un premier temps, puis jusqu’à 400 euros à terme.

« Le travail paiera réellement. Il ne servira plus à financer la bureaucratie et l’oisiveté. »

Cette politique serait accompagnée d’une baisse des impôts de production, d’une simplification massive des normes, d’une relance du nucléaire et de la réindustrialisation du pays.

Une part de retraite par capitalisation

David Lisnard a également défendu l’introduction d’une part obligatoire de capitalisation dans le système de retraite.

Il a dénoncé un modèle par répartition fragilisé par l’effondrement démographique et la diminution du nombre de cotisants par retraité.

« Chaque Français doit devenir propriétaire de sa retraite. »

La capitalisation permettrait, selon lui, de constituer un patrimoine, d’améliorer le niveau futur des pensions et de financer les entreprises françaises.

« C’est cela, la vraie politique sociale : permettre à chacun de bâtir son propre patrimoine. »

Restaurer l’ordre et l’autorité de l’État

David Lisnard a consacré une partie importante de son intervention à la sécurité, à la justice et à l’exécution des peines.

Il a rappelé l’augmentation des violences, des homicides, des tentatives d’homicide et du nombre de mineurs mis en cause.

« Ce ne sont pas que des chiffres. Ce sont des vies brisées, des familles endeuillées, des quartiers abandonnés. »

Il a cité les prénoms de jeunes victimes de crimes ayant bouleversé la France : Louis, Elias, Lola, Louise, Philippine, Matisse et Liana.

« À chaque drame, la même tragédie, la même absurdité, la même faillite et la même révolte qui gronde en nous. »

David Lisnard a proposé de construire 20 000 places de prison, d’instaurer la perpétuité réelle, de garantir l’exécution intégrale des peines et de lever l’excuse de minorité pour les crimes.

« Un crime d’adulte appelle une réponse d’adulte. La gravité des faits primera sur l’âge. »

Il a également appelé à responsabiliser les parents de mineurs délinquants et à faire payer les dégradations par les responsables ou leur famille, notamment par une retenue sur les aides sociales lorsque cela serait nécessaire.

« La société n’a pas à entretenir ceux qui détruisent la société. Stop au masochisme social. »

Maîtriser l’immigration et renouer avec l’assimilation

David Lisnard a réaffirmé la nécessité de mettre fin au désordre migratoire et de rendre au peuple français le dernier mot sur la politique d’immigration.

« Une même loi, une même langue, une seule nation. »

Il a défendu une politique d’intégration et d’assimilation exigeante, fondée sur l’adhésion aux lois, aux principes et à la culture de la France.

« La France ne trie pas les Français. Nous sommes tous des Français. »

Selon lui, la maîtrise de l’immigration est une condition indispensable pour préserver l’unité nationale, les équilibres sociaux et la capacité d’assimilation du pays.

Il a proposé la suppression de l’aide médicale d’État, remplacée par une aide médicale d’urgence ciblée sur les soins vitaux, ainsi que la fin de certaines prestations non contributives versées à des personnes n’ayant jamais cotisé en France.

Libérer l’école et transmettre la culture française

David Lisnard a présenté l’effondrement de l’instruction comme « le premier problème du pays ».

Il a dénoncé le recul de la France dans les classements internationaux, les difficultés en mathématiques, en sciences et dans la maîtrise du français, ainsi que les inégalités scolaires persistantes.

« Au nom de l’égalitarisme, on a créé de la médiocrité et de l’inégalité. »

Il a annoncé vouloir libérer l’école du centralisme bureaucratique, du collège unique, de la carte scolaire et des idéologies qui l’ont détournée de sa mission première.

« Nous referons de la France une superpuissance éducative en cinq ans. »

La culture française occupe également une place centrale dans le projet présenté à Saint-Raphaël.

« La culture française existe. Elle est une exigence civilisationnelle. Elle est le meilleur moyen d’échapper au déterminisme social comme à l’enfermement identitaire. »

David Lisnard l’a définie comme un patrimoine commun, transmis à chaque Français, quelle que soit son origine.

Une écologie de la science, du nucléaire et de la croissance

Le président de Nouvelle Énergie a opposé l’écologie de la science et de l’innovation à une écologie punitive et bureaucratique.

Il a dénoncé les réglementations qui rendent l’installation d’une climatisation excessivement complexe, alors que la France dispose d’une électricité largement décarbonée.

« Punir la climatisation au nom du climat dans un pays dont l’électricité est parmi les plus décarbonées d’Europe relève de la pure idéologie. »

Il a défendu le développement du nucléaire, de l’hydroélectricité, de la recherche et de l’investissement, tout en appelant à lutter contre les distorsions de concurrence environnementale.

« L’écologie passera par la croissance, la science, la recherche, l’innovation et l’investissement. »

David Lisnard a aussi réaffirmé sa volonté de supprimer le principe de précaution de la Constitution pour le remplacer par un principe de responsabilité.

« Comment imaginer que l’on puisse s’emparer de l’avenir en constitutionnalisant la peur de l’avenir ? »

Reprendre le contrôle de nos institutions

Revenant sur son discours prononcé à Bayeux, David Lisnard a rappelé qu’un pays ne pouvait se redresser sans institutions solides.

Il propose notamment d’élargir le champ du référendum prévu par l’article 11 de la Constitution, d’instaurer un véritable référendum d’initiative populaire et de permettre au peuple de dépasser certaines interprétations du Conseil constitutionnel ou des juridictions européennes.

« Tout pouvoir sans contre-pouvoir est une dictature. »

Il a également appelé à restaurer la primauté de la législation française et à mettre fin aux nominations de complaisance dans les grandes institutions publiques.

« Nous allons reprendre le contrôle. Quand je dis nous, c’est le peuple. »

Rassembler les trois droites

David Lisnard a présenté son projet comme le point de rencontre de trois traditions politiques complémentaires.

« La droite libérale attachée à la liberté et à la responsabilité, la droite conservatrice attachée à l’ordre, à la transmission et à l’autorité, et la droite souverainiste attachée à la nation et à ses frontières. »

Il a renouvelé sa proposition d’une grande primaire ouverte à droite, destinée à éviter la dispersion des candidatures et à créer un élan avant l’élection présidentielle.

« Je trouve cela bizarre d’être pour la compétition, d’être de droite et d’être contre la compétition. »

Il a refusé le choix entre le maintien du macronisme, un duel entre le Rassemblement national et Jean-Luc Mélenchon, ou de nouveaux arrangements entre responsables politiques ayant déjà échoué.

« Le cimetière électoral est rempli de vainqueurs de sondages. »

« Faire gagner la belle France pour refonder la grande France »

David Lisnard a opposé au concept de « nouvelle France » défendu par Jean-Luc Mélenchon celui de la belle France et de la grande France.

« La belle France, la grande France, c’est une communauté républicaine de citoyens et de destins. Elle est faite d’individus divers, d’un seul et même peuple. »

Cette grande France puise dans la raison grecque, le droit romain, l’héritage judéo-chrétien, les Lumières, la monarchie, la Révolution, les empires et la République.

« C’est la France des cathédrales et de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, de l’architecture et de la musique, de la littérature et du cinéma, de l’imagination et de la recherche scientifique, du TGV, d’Airbus, d’Ariane, du nucléaire et de l’esprit entrepreneurial. »

David Lisnard a appelé à renouer avec l’audace, la créativité, l’innovation et la volonté de construire.

« La France n’a pas fini d’inventer. Elle a simplement cessé d’oser. Nous lui rendrons cette audace. »

Il a conclu son discours par un appel à l’engagement et à la mobilisation.

« Œuvrez à l’avènement de la grande France. Cette grande France, mes chers amis, c’est notre espérance. Cette espérance possède aujourd’hui, avec vous, une nouvelle énergie. »

« Il n’y a pas une seconde à perdre. Donnons une nouvelle énergie à la France. Vive la liberté, vive la République et vive la France ! »