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Nouvelle Énergie pour la France

« Cette belle France qui doit prendre le pouvoir » : David Lisnard sur le front des incendies du Var

Après plusieurs jours passés auprès des maires, des pompiers et des habitants mobilisés contre l'incendie du Gros Bessillon, dans le Var, David Lisnard rend hommage à « la France du pays réel » : celle des bénévoles, des élus municipaux, des commerçants et des agriculteurs qui tiennent le pays debout quand tout brûle.

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Depuis Cotignac, puis Pontevès où le feu est reparti violemment, David Lisnard s'est rendu sur le front de l'incendie du Gros Bessillon. Déclaré le 21 juillet, celui-ci a parcouru plus de 4 500 hectares dans le Var et entraîné l'évacuation de plusieurs milliers d'habitants sur les communes de Pontevès, Cotignac, Correns, Montfort-sur-Argens et Châteauvert. De ce qu'il y a vu, le président de Nouvelle Énergie tire un constat qui dépasse très largement le cadre varois : « Ce que j'ai vu sur le front des incendies, et que nous pouvons tous voir, c'est ce que je vois toute l'année partout en France sur le terrain, c'est la France du pays réel, des Français civiques, simples, sains, dévoués, méritants. »

Cette France, il la décrit dans le détail, celle qui ne fait ni communiqué ni plateau télévisé : « Dans les locaux qui accueillent les pompiers héroïques, tant de bénévoles spontanés ou d'associations qui aident et soutiennent, d'élus municipaux au service des autres, de commerçants solidaires qui offrent du matériel et des repas, des habitants qui accueillent des évacués, des agriculteurs qui jour et nuit ravitaillent en eau. »

Ce qui frappe, dans cette mobilisation, c'est la hiérarchie retrouvée des priorités : « Tous laissent leurs problèmes et leurs difficultés pour aller à l'essentiel. En l'occurrence vaincre sur le front des incendies. » Le civisme n'y est pas un slogan, c'est une pratique, et elle s'organise seule, à hauteur d'homme, autour des maires et des sapeurs-pompiers.

David Lisnard y voit le contraste permanent entre le pays qui agit et celui qui commente : « Cette belle France est trop souvent hors des écrans radar du petit monde politico-médiatique parisien, cette belle France fait l'honneur et ce qui reste de solidité de la société française. »

Ce constat rejoint une conviction qu'il défend depuis des années sur la prévention du risque incendie : ce n'est pas le diagnostic qui manque. Comme il le rappelait depuis le terrain, les travaux existent depuis l'été 2022, entre les commissions, le rapport du Sénat et les propositions des forestiers. Ce qui manque, c'est la décision, et la confiance faite à ceux qui connaissent le terrain : les maires, les agriculteurs, les forestiers, les services d'incendie et de secours.

D'où la conclusion, qui est aussi un engagement : « C'est cette belle France qui doit prendre le pouvoir pour retrouver la grande France. C'est tout ce qui me motive. »